Rune Guneriussen

Portfolio

Rune Guneriussen est né en 1977 en Norvège, où il vit toujours. Il a étudié à l’Institut d’art et de design de Surrey, en Angleterre. En tant qu’artiste conceptuel, il s’intéresse aux rapports entre installation, sculpture et photographie, mais également à la relation qu’entretient l’homme avec la nature. Il a créé des installations, qu’il a ensuite photographiées, à travers toute la Norvège, notamment.

«Je passe beaucoup de temps dans la nature. Je marche sur de la mousse que personne n’a encore jamais foulée, je reste au même endroit plusieurs jours et ressens la nature, et ce, de plusieurs manières. Cela paraît peut-être exagéré, mais je la ressens vraiment. Chaque espace est différent. Être au milieu des Alpes n’est pas comme se retrouver dans la forêt dense de la Norvège.»

«Chaque artiste a ses propres motivations pour faire ce qu’il fait. Pour moi, c’est notre histoire, ou plus précisément l’histoire du lieu où nous nous trouvons, physiquement. Ou peut-être même les deux. Nous savons avec certitude comment la planète en est arrivée à être ce qu’elle est, Darwin nous l’a expliqué. Toutefois, l’évolution ne peut pas expliquer comment l’homme s’est rendu où il est aujourd’hui et comment il cohabite avec la nature. Notre monde est un système complexe et ahurissant, mais il ne suffit pas à soutenir notre propre existence, comme si nous avions pris le contrôle de l’évolution, de l’évolution naturelle. Au lieu de cela, nous avons amorcé l’évolution humaine.»

«Il y a un certain degré d’engagement dans mon travail, mais je suis avant tout un artiste. Jeune, je me disais socialement engagé, même politiquement engagé, mais je crois que ces termes ne sont pas cohérents avec ma vision de la sensibilité du travail artistique. Néanmoins, l’engagement constitue une raison de devenir artiste. Ce n’est pas le fait d’utiliser des objets provenant des poubelles qui importe, mais plutôt l’usage que j’en fais. Les objets ont été mes pires ennemis, mais m’ont aussi ouvert des portes. Je suis plutôt heureux d’en avoir presque terminé avec eux.»

C’est à lui que nous devons la couverture du premier roman de Catherine Leroux, La marche en forêt.